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article NR du 30 janvier dernier :

Top départ, hier, à Champdeniers, pour les seize candidats du groupe majoritaire aux élections cantonales. A gauche, la campagne est bien lancée.

La famille socialiste départementale au grand complet, hier après-midi, à Champdeniers. Dans une ambiance décontractée très « meeting », les seize candidats investis ou soutenus (divers gauche) qui défendront les couleurs de la Gauche solidaire ont lancé collectivement la campagne électorale, à sept semaines du premier tour des cantonales, le 20 mars. Plus de cent cinquante militants ou sympathisants ont ovationné l'entrée en scène orchestrée des huit conseillers généraux sortant et des huit nouveaux, bordés de leurs suppléants, en lice dans les seize cantons renouvelables (sur 33), dont dix sont détenus par la majorité et six par l'opposition.

'' L'aspirant à la présidence ''
Changement de stratégie, le camp socialiste a pris le parti d'une « campagne départementale » dont le chef de file, le président Éric Gautier, a déroulé les grands thèmes dans un long discours de la méthode, sous le slogan « Deux-Sèvres, un avenir solidaire ». Préliminaires décapants, selon un exercice bien rôdé, pour briser des « contre-vérités » et « autres mensonges » sur la dette publique afin de mieux pointer les « transferts (aux départements) non compensés (par l'État) » et autres conséquences jugées néfastes de la réforme fiscale. Des grands défis planétaires (économie et mondialisation, domination des technologies, urgence écologique), aux nouveaux enjeux de société, comme la dépendance, Éric Gautier fait découler les préoccupations départementales : « développement de la solidarité », « services publics », « lien social » constituent quelques-uns des « défis » du projet socialiste. Au préalable, il revenait au premier fédéral, Rodolphe Challet, de lancer l'offensive politique contre « un retour vers le conservatisme de la droite », appelant au « rassemblement » pour « la construction d'un bouclier social ». Tandis que la conseillère régionale Françoise Bély veut miser sur « la dynamique de gauche » des derniers scrutins, la députée Delphine Batho a consciencieusement épinglé Jean-Marie Morisset, son homologue et conseiller général UMP, « l'aspirant à la présidence qui dit une chose dans les Deux-Sèvres et en fait une autre à Paris... ». Rapport notamment aux dernières mesures fiscales pénalisant les associations d'aide à domicile.

J.R.